| Aldebert : Finis les «enfantillages» |
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| Dimanche, 11 Mars 2012 23:15 |
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Première impression à l’écoute du nouveau cru – le sixième, déjà – de Guillaume Aldebert : les fans de toujours ne seront pas déçus et, avec ses arrangements fins et généreux qui siéent bien à sa plume sensible, cet album très guitare pourrait bien attirer à lui un public encore plus large. Tout ça sans changer fondamentalement de registre. «Le temps qui passe, l’amitié, l’enfance» sont plus que jamais au coeur de son écriture, reconnaît le chanteur. Mais, effectivement, le regard s’est fait plus adulte. Et la plume est aiguisée quand il s’agit de moquer les travers «des gens qu’on connaît tous». Si enfant il y a, c’est de son arrivée qu’il est question, sur le fringant «Sur ton berceau» ou le souchonnien «À peu près tout». La nostalgie, jamais amère, n’est pas absente, comme sur la belle balade d’intro «Les coups de pied à la lune». Mais cette fois, l’humour et l’expérimentation à tout crin sont omniprésents. Côté son («je peux être volage musicalement»), avec par exemple le swing manouche de «Raisonnables» assaisonné d’un soupçon de rap (!). Comme côté textes – «GPS», «Ma vie à l’envers» et le drolatique «Un dernier foot sous Chirac» coécrit avec Benoît Dorémus. Enfin, même s’«il ne s’agit pas d’un album engagé», on appréciera «Mon homonyme», à la fois duo bien troussé avec Simon Mimoun, le chanteur de Debout sur le Zinc, et joli plaidoyer contre l’homophobie. |





Après le carton de son effort précédent «Enfantillages» et le succès de la tournée «J’ai dix ans» avec le Cirque Plume, Aldebert remonte sur scène – mercredi au Krakatoa – avec dans les poches le nouvel album «Les meilleurs amis». Un retour à l’âge adulte ?